Comme a l'habitude, pendant les vacances scolaires, Domi recharge les batteries et les cours de yoga n'ont pas lieu.

La reprise se fera le MARDI 13 MARS.

 

Profitez de cette pause pour mettre à jour vos agendas........

 

Il y aura une séance de méditation à Givry le lundi 19 Mars

 

Et je vous rappelle les dates du prochain Stage de printemps à Lux: 31 mars & 1er avril

 

Stage dont le descriptif sera publié TRES prochainement.

Il est important pour une bonne préparation du stage (cours & organisation pratique) que nous sachions à l'avance qui &P2131722.jpg  combien de personnes participeront.

Alors faîtes part de vos intentions SANS TARDER. Dès que vous recevrez la plaquette, renvoyer le bulletin d'inscription avec les arrhes.

Je tiens à votre disposition des bulletins pour ceux qui ne seraient pas sur mes listes d'envoi. Poster un msg sur ce site, sur le mail de l'association si vous désirez recevoir une plaquette d'information.

 


 

"Passage de l'intangible au tangible, l'équinoxe de printemps célèbre partout la naissance et la vie qui se déploie. c'est le temps de l'innocence, de l'éveil aux choses du dedans et du dehors....." L.E. Fritsch

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La ligne droite est-elle le plus court chemin pour aller d'un point A à un point B ??

 


"Jamais tu ne te baigneras dans le même fleuve" ( HÉRACLITE)

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N'oubliez pas la séance de méditation du lundi 13 février 

 31 mars / 1er avril 2012

à Lux

 

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N'oublier pas la séance de méditation du 16 janvier 2012 (voir page ci contre)

 N'oublier pas la séance de méditation du 16 janvier 2012 (voir page ci contre)

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De tout coeur, je vous souhaite une excellente année, pour vous et vos proches.

Santé, sérénité, joie de vivre...

A bientôt le plaisir de vous revoir 

Marie-Christine

 

 

Via del cuore - Chiara luce di novembre   

bestiaire


L'ombre du soir se resserre autour du petit tapis carré. 

La flamme montante de la grosse bougie découpe la silhouette noire de Bouddha accroupi à son pied. 
Un photophore, à bout de cire, s'est éteint. Les deux autres vacillent encore, l'un avivant le rouge cuivré de la trompe espiègle de Ganesh, l'autre faisant danser sa flamme en imitation du danseur sacré Shiva Nataraja inscrit dans son cercle vertical. Accroupis ou agenouillés en cercle horizontal, autour du petit radeau des lumières et des statuettes, les participants se sourient, se parlent, s'écoutent. De temps à autre les larmes, comme la cire brûlante de la bougie, coulent sur les joues en écho des sanglots passés, au souvenir des cris de guerre poussés. 

Plus tôt dans l'après-midi le soleil jonglait avec les nuages les vélux et le miroir mural pour allonger des vagues claires et tièdes sur le parquet de danse, tentant de faire oublier le ressac irrémédiable du jour, peignant au passage  en orange une stagiaire puis l'autre.  
La veille, des aigles ont survolé une steppe peuplée d'un bestiaire d'écureuils, d'éléphants, d'ours, de guépards, et de crocodiles tentant de se dresser maladroitement sur leurs pattes arrières en ronronnant, sans oublier toute une hiérarchie de cobras royaux, cobras ministres et cobras chefs de cabinets, jusqu'au lézard planton de service qui avait toutes les peines du monde à régler la circulation de toute cette grouillante ménagerie. 

Le lendemain de la veille les aigles veillaient toujours sans lendemain, mais la steppe, vue de la haut, s'était soudain transformée en un patchwork de jardins ouvriers et criards, juxtaposition de parcelles blanches éclaboussées de couleurs en tous sens, sous l'oeil sceptique des rapaces qui tout la haut pensaient en leur for intérieur "eh ben mon vieux, ils ne sont même pas capables d'aligner une raire de tomates et en plus ils se figurent que ça va pousser !"
A la fin de ce stage "goûter à la vie", de ce goûter tour à tour turbulent et posé, irradié de joie, hérissé de cris guerriers, secoué de sanglots, baigné de paix accueillante, ensuqué de ronflements rêveurs, traversé d'entrechats diagonaux au son d'un entêtant boléro, sustenté d'hummus et de tarama, tandis que les doigts légèrement poisseux s'essuient subrepticement sur la tenue de yoga et que la langue vigilante inspecte les lèvres le menton et les joues pour en faire disparaître les derniers reliefs sucrés, un sentiment de reconnaissance s'élève.
Reconnaissance au sens de "Doctor Livingstone I presume ?" calmement prononcé au milieu de la jungle (le facétieux docteur fugitif : moi-même enfin entraperçu entre deux lianes après deux journées de progression à la machette) mais aussi au sens de gratitude envers les membres du groupe qui ont, chacun et chacune, croisé ses parenthèses avec les miennes, échangé une accolade de réconfort, d'amitié ou de désir diffus (pour les chacune). D'accolade en embrassade, les parenthèses abrasées, se sont effectivement élargies, assouplies.  Leur reconnaissance, alertée par Ayaladompa, ouvre le chemin de leur effacement.

Je vous embrasse tendrement
François

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